L'anniversaire du combat de Camerone est la fête légionnaire qui a le plus d'éclat. Elle
n'est pas seulement commune à tous les légionnaires en activité de
service, elle conserve un caractère quasiment sacré pour tous ceux qui
ont l'honneur et le bonheur de servir sous la grenade à sept flammes. Le 30 avril, les anciens essaient fidèlement de se retrouver pour commémorer lévènement qui symbolise les vertus légionnaires. Certains n'hésitent pas à parcourir de grandes distances pour rejoindre leurs camarades ou leur ancienne unité. D'autres se réunissent à quelques-uns pour faire seulement "une poussière" en souvenir des compagnons disparus.
La commémoration de Camerone date de la fin de la première guerre mondiale. Elle a pris une ampleur particulière à partir de 1931, année de l'inauguration du Monument aux Morts de Siddi Bel Abbès. Grandiose
à la Maison-mère elle a souvent eu un caractère plus profond et
émouvant dans les circonstances tragiques de la guerre. Peut-être
a-t-elle atteint le sommet de l'épique en 1954, à Dien Bien Phu,
quelques jours seulement avant la chute du camp retranché ou tant de
légionnaires étaient déjà tombés et ou tant d'autres allaient encore
laisser leur vie. Le récit du sacrifice du Capitaine Danjou avait alors pris tout son sens. A
Dien Bien Phu comme à Camerone, la partie n'était-elle pas perdue ? Il
ne restait plus qu'à mourir en beauté pour l'honneur et par fidélité.
Car, dans la commémoration de Camerone, il n'y a qu'une obligation, mais elle est impérative : la lecture du récit du combat. Tout le reste n'est que fioriture. Camerone,
c'est "moins de soixante hommes opposés à toute une armée", c'est la
réponse à la grande question posée au soldat sur l'utilité de son
sacrifice. "faire Camerone", est passé dans le language militaire
courant, et cette expression divise définitivement les soldats en deux
catégories, ceux qui sont capables de se battre jusqu'au bout et les
autres.
Le déroulement de la fête traditionnelle comprend trois phases : Une veillée de recueillement le 29 avril La prise d'armes avec lecture du récit du combat le 30 avril au matin. Une kermesse l'après-midi.
Invariable, le thème de la veillée évoque les plus grands moments de l'histoire de la Légion. Des spectacles " sons et lumières" permettent des reconstitutions d'une intensité qui ne laisse personne insensible.
A
Aubagne, le grand moment de la prise d'armes est l'arrivée sur la Voie
Sacrée des pionniers encadrant l'Ancien qui porte la main de bois du
Capitaine Danjou pour laprésenter aux troupes.
Quand qux divertissements qui constituent la dernière phase de la fête, ils sont des plus variables.
La kermesse est une authentique "journée portes ouvertes" pour la Légion.
NOËL
Si Camerone est la fête du soldat, Noêl est celle de l'homme. La première tonifie les âmes, la seconde attendrit les coeurs. Noêl
est la fête préférée des officiers qui ont cette nuit là, le sentiment
de représenter pour leurs légionnaires beaucoup plus que l'instrument
de l'autorité. Au cours de la soirée, en effet, les carapaces les
plus solides s'entrouvrent sous l'effet des nostalgies cachées, et rien
n'est plus émouvant de constater avec quelle ardeur les légionnaires
participent au concours de crêches organisé dans chaque unité.
"Legio
Patria Nostra", n'est plus seulement une devise, c'est la réalité de
cette nuit exceptionnelle, pendant laquelle la Légion, ses chefs, la
camaraderie, remplacent le toit familial, une mère trop lointaine ou un
bonheur perdu.
Rien ne doit manquer à cette fête : ni le
service religieux, ni les coeurs, ni les crèches, ni les cadeaux, ni le
réveillon quand les circonstances le permettent. Celui qui en nierait la nécessité n'aurait rien compris au légionnaire et à la Légion.
Aucune
récompense n'est plus grande pour l'officier que de sentir monter vers
lui, cette nuit là, la profonde affection de ses hommes.
Les ROIS
Le
1er janvier de chaque année, les sous-officiers invitent les officiers
à leur mess; les verres sont choqués en l'honneur du nouvel-an. Le jour de l'Epiphanie, ce sont les officiers qui, à leur tour, recoivent les sous-officiers. Les gâteaux des Rois couvrent les tables, chaque gâteau contient une fêve qui échoit au Roi de la table. Ces
Rois se réunissent alors autour d'un second gâteau dont la fêve confère
des pouvoirs exceptionnels et temporaires à l'heureux élu. Ceint
d'une couronne de papier doré et revêtu d'une cape fleurdelysée, le Roi
monte sur une chaise, placée elle même sur la table du Chef d'unité. Il prononce le "discours du trône", élit sa cour et prend des décisions qui doivent être exécutées séance tenante. Cette coutume est l'une des plus anciennes.
camerone....cela me rapelle une tres belle chanson de jean-pax mefret;ce n'est pas la seul!!je viens de decouvrir ton blog et je me suis empressee d'aller le voir etant donne que j'aime bien la legion et tout ce qui l'entoure!je vote 5 et continu ma visite!a bientot.