Les Suisses de la deuxième Légion, recréée en 1835, avaient tenu à conserver leurs couleurs distinctives :
Le vert et le rouge qui devinrent progressivement celles de toute la Légion.
Les Fanions
Les
unités de la Légion, escadrons ou compagnies, détiennent des fanions
réglementaires au couleurs de la Légion sur l'avers, réparties suivant
une diagonale partant du sommet de la hampe, le vert étant le long de
cette hampe. L'envers est à la couleur réglementaire de l'unité.
Ils comportent une grenade à sept flammes.
Ils sont surmontés, pour les unités de cavalerie et sahariennes, d'une queue de cheval ou "tough", fixé à la hampe.
Le salut au Caïd
A
l'arrivée du Chef de corps au quartier régimentaire ou dans un poste
tenu par une des unités, le poste de police lui rend les honneurs et le
clairon sonne " Au Caïd".
Tous ceux qui entendent la sonnerie doivent se mettre au garde-à-vous, face à l'entrée, jusqu'à la fin de son exécution.
Lorsque le "Caïd" est joué par une batterie, les tambours saluent de la main entre chaque roulement.
Dans
certaines circonstances particulières, lexécution de la sonnerie "Au
Caïd" est une manifestation de courtoisie destinée à honorer une haute
autorité très liée à la Légion, les anciens Chefs de corps de la Légion
par exemple.
Le Général Inspecteur était accueilli par la même sonnerie, suivi des seize premières mesures du Boudin.
Le Boudin
Certains
pensent que le mot vient de l'étui en toile cylindrique et long de 52
cm qui, fixé à partir de 1825 sur le haut du havresac, renferme la
capote ou l'habit.
D'autres y voient une allusion gastronomique. Rien n'est certain.
Pour
sa musique, la même confusion règne : la paternité de Rameau est
évidente à certains, d'autres y reconnaissent une adaptation du refrain
du 67è R.I, d'autres encore y trouvent la trace d'une décision
Impériale prise en Crimée ou en Italie.
Quoiqu'il en soit des
origines, c'est le chef de Musique du Régiment Etranger qui, avant
l'embarquement pour le Mexique, composera la marche devenue le refrain
de la Légion Etrangère : Le Boudin.
Ce sont les légionnaires
qui sont à l'origine de la modification des paroles et il semble bien
que la mise en cause, peu courtoise, des Belges date du conflit
Franco-Prussien de 1870 et de la neutralité imposée aux légionnaires
Belges par le commandement soucieux de ne pas leur faire transgresser
l'engagement de non non belligérance pris par leur Roi.
Si on
ne salue pas pendant l'exécution du Boudin, on l'écoute au
garde-à-vous; comme dans chaque corps pour le chant régimentaire et
dans toutes les unités de la Légion.